Allemagne

Plongée à Rostock :
épaves et récifs de la Baltique

Plongée à Rostock en Allemagne avec l'épave du Marineschlepper, le récif artificiel de Nienhagen et le sous-marin U 3519 en mer Baltique

Sur la côte nord de l'Allemagne, la ville hanséatique de Rostock regarde vers la mer Baltique. Elle y accède par la station balnéaire de Warnemünde, à l'embouchure de la Warnow. La plongée à Rostock n'a rien d'une carte postale tropicale. En revanche, elle offre une eau verte et fraîche, des épaves chargées d'histoire et des récifs artificiels étonnamment peuplés. Pour un plongeur de passage qui ne connaît pas les sites, une sortie encadrée avec le club local s'impose. C'est la meilleure façon d'aborder cette plongée en mer Baltique, exigeante mais attachante. Ici, l'intérêt tient moins à la couleur de l'eau qu'à l'histoire et à la vie qui colonise chaque structure.

Sites de plongée autour de Rostock

Les trois sites présentés ici partent tous de la marina de Hohe Düne, juste en face de Warnemünde. Ils se rejoignent en bateau, ce qui fait de la plongée à Rostock une activité avant tout embarquée. Par ailleurs, la visibilité dépend fortement du vent. Une lampe trouve donc toujours sa place dans la poche du gilet.

Épave du Marineschlepper - Niveau : débutant

Juste devant Warnemünde, l'épave de ce remorqueur de la Marine repose entre 8 et 10 mètres de profondeur. Longue de 17 mètres pour 5 de large, elle se tient droite sur sa quille. Son état de conservation surprend. Le club la classe d'ailleurs parmi ses plongées faciles. La lumière du jour suffit généralement pour en faire le tour, et chaque ouverture laisse passer le regard. Les hublots, la grande hélice et l'imposant moteur diesel retiennent l'attention. Les restes de la timonerie complètent la visite, tandis qu'un mât voisin, étranger au navire, sert de repère. Comme le courant reste faible à modéré, ce site offre une excellente première plongée à Rostock.

Récif artificiel de Nienhagen - Niveau : intermédiaire

À 8 kilomètres à l'ouest de Warnemünde et 1,5 kilomètre de la côte, le récif de Nienhagen s'étend entre 11 et 12 mètres de fond. Ce récif scientifique est né d'un programme de recherche mené entre 2002 et 2008. Environ 1 400 éléments en béton et 2 500 tonnes de pierre naturelle couvrent près de 50 000 mètres carrés. Tétrapodes, cônes percés et anneaux de béton forment ainsi un labyrinthe dominé par une plateforme de recherche jaune. Comme la pêche et l'ancrage y sont interdits, les jeunes morues s'y concentrent nettement. Moules, étoiles de mer et herbiers complètent le décor. Les amateurs de macro trouvent aussi de quoi s'occuper entre les blocs, car chaque cavité abrite sa petite faune. Cependant, un courant parfois soutenu traverse le récif, d'où un niveau intermédiaire.

Sous-marin U 3519 - Niveau : confirmé

Au nord de Warnemünde, le U 3519 gît entre 14 et 16 mètres de profondeur. Ce sous-marin allemand de type XXI a sauté sur des mines aériennes britanniques le 2 mars 1945. Le naufrage a emporté la plus grande partie de l'équipage. Aujourd'hui, ses débris se dispersent sur environ 60 mètres de long et 30 mètres de large. Le club le classe en difficulté moyenne. Toutefois, l'eau plus froide en profondeur, la visibilité changeante et l'orientation dans un champ de débris justifient un niveau confirmé. Le site impose aussi le respect : rien ne se touche et rien ne se remonte.

Comment rejoindre Rostock pour plonger

L'aéroport de Rostock-Laage n'est relié à aucune ville française. Pour la plongée à Rostock, la porte d'entrée la plus simple reste donc l'aéroport de Berlin Brandebourg, desservi en vol direct depuis Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Orly. Depuis Berlin, le train rejoint Warnemünde en deux heures et demie environ. Hambourg constitue une alternative, à un peu plus de trois heures de train. Sur place, le S-Bahn relie la gare centrale de Rostock à Warnemünde en 21 minutes. Ensuite, un ferry traverse la Warnow en quelques minutes jusqu'à Hohe Düne, où se trouvent le club et la marina.

Côté formalités, l'Allemagne appartient à l'espace Schengen. Une carte d'identité valide suffit donc aux voyageurs français, belges et suisses. Un brevet de plongée reste indispensable pour les sorties en exploration. De plus, la plongée avec les phoques exige un justificatif d'aptitude médicale. Enfin, le club communique en allemand sur son site. Mieux vaut donc préciser sa langue au moment de la réservation, qui se fait par téléphone ou par e-mail.

Meilleure période pour plonger à Rostock

La meilleure période pour la plongée à Rostock s'étend de mai à septembre. Durant ces mois, l'eau de surface oscille entre 12 et 19 °C, avec un pic en juillet et en août. En profondeur, en revanche, une thermocline rafraîchit nettement l'eau. La visibilité varie généralement de 2 à 8 mètres. Elle progresse souvent au printemps et en début d'automne, alors que les algues et les méduses du plein été la réduisent parfois. Hors de juillet et d'août, une combinaison étanche apporte un vrai confort. Le club forme d'ailleurs à son usage. Enfin, le vent décide de tout, car une mer agitée peut annuler une sortie. Un vent de terre, à l'inverse, calme souvent la surface et éclaircit l'eau près des côtes. Prévoir quelques jours de marge reste donc une sage précaution.

Plongée à Rostock et Warnemünde : ambiance, club et hébergement

Warnemünde cultive une ambiance de station balnéaire nordique. Sa plage, large d'environ 150 mètres, compte parmi les plus vastes d'Allemagne. Sur le petit port de pêche, les pêcheurs vendent leur poisson directement depuis les bateaux, tandis que la promenade aligne restaurants et terrasses. Le phare veille sur l'ensemble, face aux paquebots qui font de Warnemünde l'un des ports de croisière les plus fréquentés du monde. Chaque année en juillet, les régates de la Warnemünder Woche animent aussi le plan d'eau.

Le Baltic Diver Circle, également connu sous le nom de Divecenter Rostock, occupe le ponton H de la marina de Hohe Düne, Am Yachthafen 1. Il se présente comme la seule base de la région installée directement sur l'eau. Affilié SSI, il propose des formations ainsi que des plongées du bord, en bateau et de nuit. Le gonflage se fait à 200 et 300 bars. La base ouvre sur rendez-vous à partir d'avril. Surtout, elle organise la plongée avec les phoques du Marine Science Center voisin, chaque dimanche à midi de mai à octobre, pour 149 € par personne. Les plongeurs évoluent environ 45 minutes dans un enclos de la marina, par groupes de deux à dix. L'activité exige un brevet, un justificatif médical, au moins une plongée dans les douze derniers mois et un âge minimum de 14 ans. Le club n'annonce en revanche aucun briefing en français.

Juste à côté, la Yachthafenresidenz Hohe Düne partage le même cadre. Cet hôtel cinq étoiles donne à la fois sur la marina et sur la mer. La plage de Hohe Düne se trouve à quelques pas. Son vaste spa de 4 200 mètres carrés compte une piscine de 25 mètres et de nombreux saunas. Après une immersion dans la Baltique, rien ne réchauffe mieux. Plusieurs restaurants et bars complètent l'offre. Pour un séjour de plongée à Rostock, difficile de trouver plus pratique : le club se trouve dans la même marina.

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